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    June 22

    Triste anniversaire

     



     

    Voilà déjà un an que tu es parti loin de moi, Tonton. Si tu savais comme tu me manques.
    Tes souvenirs, quand ils surgissent, me laissent la gorge serrée
    Comme mes bras autour de ton cou avant
    Et beaucoup disent que la douleur guérit avec le temps
    Mais maintenant, je sais bien qu'ils mentent

    Pardonne-moi Mo, tu voulais que je sois plus forte
    Mais je pleure toujours aussi souvent
    Tu sais...
    J'aurais tellement voulu que tu rencontres celui que j'aime
    Oui je sais, oui je sais qu'il t'aurait plu
    J'aurais voulu t'offrir une meilleure vie
    Mais tout passe si vite, passe si vite...

    Dans mon cœur, dans mon âme
    Quand j'ai peur, quand j'ai mal
    Je t'entends me redire
    "Nounou je veux te voir sourire"
    Et je prie DIEU
    Que tu sois mieux
    Là où tu es...
    Là où tu es !!
     

     

     
    January 19

    Mon ange gardien

    Mon tonton d’amour, si j’écris ces quelques lignes aujourd’hui c’est que cette nuit encore tu es venu me rendre visite dans mes songes.  Après tout, c’est une façon comme une autre de profiter un peu de toi, de faire perdurer ta présence et de combler un peu ce vide que tu as laissé en moi ce 22 juin dernier.

     

    Je sais que tu voulais que je profite de la vie et que je sois heureuse, j’écoute tes conseils et je me raccroche aux êtres chers qu’il me reste. Tu avais raison, la vie est avant tout ce que l’on a envie d’en faire, et le bonheur finit toujours par triompher. C’est cette lueur d’optimisme que tu m’as transmise qui m’a permis de rencontrer Fred et de m’autoriser à vivre cette magnifique histoire d’amour. Malgré tout, je ne parviens pas à faire le deuil de ta disparition, je ne parviens pas à accepter l’idée de ne plus t’avoir près de moi…

     

    Avec toi, ce sont mes derniers repères qui ont volé en éclats, tu étais le phare qui me guidait quand l’obscurité m’empêchait de m’en sortir, celui qui savait tout de moi et ne m’avait jamais abandonné depuis le jour où je suis née, le seul qui comprenait ce que voulaient dire mes yeux quand ma bouche refusait de parler.

     

    J’ai d’abord été en colère quand tu m’as quitté, j’ai pensé que tu avais renoncé et que tu avais laissé la maladie gagner, et puis j’ai compris que l’abandon ce n’était pas toi, tu as lutté si vaillamment pendant 18 mois que tu ne pouvais tout lacher au bout de tout ce temps. Comme tu me le disais quelques jours avant, tu avais encore tellement de choses à vivre, qu’il fallait se dépecher de te guérir. Tu ne voulais plus perdre de temps, mais tu n’avais pas les bonnes armes.  Ce dimanche avant ta mort, j’ai lu la peur dans tes yeux et j’y ai vu que tu savais. C’était la fin.

     

    Le compteur au dessus de nous avait décidé que c’était le moment pour toi d’aller dans un autre monde. Peut être est-ce une délivrance pour toi, c’est ce que j’essaie de me dire, j’imagine que ton esprit est libre désormais et que tu as trouvé la sérénité. Nous, égoïstement, on te pleure, et on en n’a peut être pas le droit…

     

    J’ai l’impression qu’on nous a interrompus en pleine conversation, toi et moi on avait encore des milliers de choses à se dire, d’amour à se donner, le temps m’a même pris le moment où tu es mort sans que je puisse t’accompagner et t’aider  à vaincre ta peur, car je sais que tu étais effrayé. On en avait parlé ensemble, je devais être là jusqu’au bout. Pardonne-moi.

     

    Je sais que tu restes présent pour moi, où que tu sois, quelle que soit l’apparence que tu as, tu veilles sur moi et ta présence est partout en moi. Tu es mon ange gardien, je vis aussi dans ton souvenir, dans le présent que je partage avec ceux que j’aime et dans les projets que je construis pour Fred et moi. Je te garderai près de moi jusqu’à mon dernier souffle.

     

    Je t’aime tonton, tu me manques.

     

    Mon ange

    J'ai la gorge nouée
    Une porte à pousser
    Tu ne dois rien savoir
    De mon émoi

    C' est un jour de soleil
    Mais tout est triste en moi
    Et je me suis juré
    D' être forte pour toi

    Et pourtant
    Je crois, vraiment

    {Refrain:}
    Car, je sais que tu vas
    Nous quitter mon ange
    La clarté étrange de ton sourire
    Illumine mon été
    Je sais que tu vas nous
    Quitter mon ange
    Mais comment oser te toucher
    J' ai si peur de voir
    Mes mains trembler

    Je m'assois sur ton lit
    Dans toutes ces vagues de plis
    Où tu pourrais te noyer
    Pour une éternité

    Je vais dire des bêtises,
    Te raconter mon château,
    Parler devient ma hantise,
    Et s' il me manquait des mots?

    Pourtant je crois, vraiment
    Qu' il faudrait si peu de choses
    Pour que je craque et
    Que je me montre
    Vulnérable enfin

    {au Refrain}

    Et si j'étais trop lâche
    Pour voir la vérité
    Et l' accepter avec courage
    Comme toi tu le fais

    Car, je sais que tu vas
    Nous quitter mon ange
    La clarté étrange de ton sourire
    Illumine mon été

    Je sais que tu vas tout
    Quitter mon ange
    Et si loin de moi t' envoler...

    {Refrain:}
    Je le sais que tu vas
    Nous quitter mon ange
    La clarté étrange de ton sourire
    Illumine mon été
    Je sais que tu vas nous
    Quitter mon ange
    Mais comment oser te toucher
    J' ai si peur de voir
    Mes mains... trembler